Dans notre milieu il est fréquent de rencontrer des périodes de stress. À l’arrivée des deadlines, au lancement d’un projet compliqué, ou encore à cause du milieu de travail. La question est : comment faire en sorte que ce stress ne se transforme pas en dépression ou encore en burnout.

Première étape : Identifier la cause !

Avant de vouloir soigner une maladie, il est important de connaitre la cause de celle-ci. Dans notre cas nous devons trouver ce qui nous « stress » le plus. Il est possible que ce soit un projet en particulier ? Une personne ? Votre patron ? Enfin bref, l’important est bien déterminé la cause.

Une fois cette étape passée vous pourrez alors gérer le mal.

Mon collègue me casse les pieds

Le problème est une personne ? Aucun soucis, tuez la ! Non, évidemment ce n’est pas une solution. Vous pouvez commencé par en parler avec cette même personne, voir si vous pouvez trouver une solution. Généralement, si vos collègues sont matures, ils savent faire la part des choses et très souvent un problème pour vous, est également un problème pour eux.

Vous avez essayé la première solution mais cette personne est bornée ? Aucun moyen de le raisonner ? Alors, passé la seconde, utilisez la hiérarchie. Expliquez la situation a votre supérieur, c’est dans son intérêt que tout se passe correctement. Il vous aidera, sans aucun doute, a réglé la situation.

Dans le dernier cas si vraiment rien ne fonctionne, tâché de faire de votre mieux pour tenir et changer de travail rapidement. Ne faites pas trop de concession, car vous finirez par en avoir marre. Il faut savoir privilégié sa santé à l’argent.

Mon patron me fait peur

D’après mon expérience personnelle, il existe deux types de patron. Celui qui vous fait ressentir la séparation entre son poste et le vôtre. Et celui qui, même en étant à la tête d’une entreprise vous parle sans vous faire ressentir son poste.

La peur du patron est généralement présente lorsque l’on débute. Premier emploi, premier jour .. Dans le cas du patron 1, malheureusement vous allez devoir faire un travail sur vous pour passer outre cette peur. Si cela ne fonctionne pas vous pouvez envisager la piste du psychologue qui sera débloqué en vous ce blocage.

Dans le cas du second type de patron, la meilleure chose à faire et de lui en parler, s’il est ouvert, il fera tout pour vous mettre en confiance. C’est dans votre intérêt de faire le premier pas, mais également le sien, puisqu’un employé stresser est un employé qui ne produira correctement.

De mon point de vue, la hiérarchie ne devrait pas être réellement visible dans une entreprise de service. En effet, si on reprend l’histoire de France on se rend compte que notre pays a un passé très « industriel ». Avec l’évolution des technologies et du numérique, le secteur des services a littéralement explosé. Mais malheureusement certain continue à gérer leur entreprise de service comme s’il s’agissait d’une usine où l’employé n’est qu’un engrenage de la machine. Aujourd’hui je pense que ce principe devrait être abandonnée. Le mot collaborateur devrait être utilisé plutôt qu’employé. Nous travaillons en équipe pour répondre à des problématiques. Ce que je pense ?  » Je n’ai pas besoin d’un patron, c’est lui qui a besoin de moi pour faire tourner sa boite ». Donc celui qui devrait être stressé c’est lui et pas moi. Je fournis le travail qu’on attend de moi et ça s’arrête là.

Une Deadline ? Un projet ? Je n’y arriverai pas

On a tous connu ce moment ou à une semaine de la livraison on se rend compte qu’il reste 1 mois de boulot. Bonjour le stress pour réussir à livrer tout en subissant les rappels incessants de nos supérieurs. Et bien, de mon point avis, les deadlines génèrent toujours du stress et ça fait partie de notre métier. Pour éliminer le stress de la deadline il n’y a qu’une solution : finir en avance. Mais malheureusement ce n’est pas si simple. Qui remettre en cause et pourquoi ?

Le développeur ?

Tu ne travailles pas assez vite ? Il n’y a aucune solution ? Tu n’es pas assez expérimenté ? Il existe plusieurs raisons à cela. Très souvent pour la hiérarchie, il s’agit d’un problème de lenteur. Ce à quoi je réponds : on ne peut pas, en permanence être a 200 %. Vous n’avez pas de solution a votre problème ? Google est votre ami. Si ce n’est pas le cas, fait intervenir quelqu’un avec un regard nouveau sur le problème. À deux vous trouverez une solution.

Le planning ?

Si au lieu de vous donner 3 jours de développement, on vous en donne seulement 1,5 et bien pas étonnant que vous soyez en retard. Pas de panique, donné vous a fond, mais ne vous remettez pas en question ce n’est pas votre faute.

Le chef de projet ?

À une semaine de la livraison il accepte encore des modifications « majeur » sur le site. Et bien là encore, ce n’est pas de votre faute, ne vous remettez pas en question. Pour ma part, je pense qu’à 2 semaines de la livraison, le site devrait être en phase de test. Il ne devrait plus y avoir d’évolution. Toute demande modifiant grandement le code actuel devrait arriver dans une seconde version pour une seconde livraison. Le problème peut également venir du cahier des charges. Il n’y en a pas ? Il est mal fixé ? Les infos ne circule pas ? Bref beaucoup de raisons. En revanche, il faut savoir que pour un chef de projet, il est parfois difficile de dire non. Il ne faut pas oublier que le contact directe avec le client peut le rendre stressé également.

Pour conclure sur les deadlines, la clé de la réussite c’est l’organisation, je ne vous apprends rien. N’hésitez pas à faire quelques heures en plus si cela peut permettre de vous rassurer et si votre patron est d’accord. Mais surtout ne faites pas déborder le travail sur votre vie personnelle.

Le stress

Pour conclure globalement, je pense que le stress a petite échelle est bénéfique, il fait monter l’adrénaline et nous permet d’être a 200 %. Mais si celui-ci augmente et devient gênant, il faut le « soigner ». Le stress peut déclencher d’autres symptômes.

Pour vous donner un avis personnel, il m’est arrivé de faire des crises d’angoisses, d’avoir de grosses migraines ou encore des douleurs incessante au ventre. Je sais que le confort de vie est impacté a 100 %, vous avez l’impression d’être malade en permanence. Vous perdez l’envie de vous balader et pour aller encore plus loin. Vous pouvez finir en burnout. Réagissez avant de vous « tuez » la santé.

N’hésitez pas à me partager vos vécus. Je suis curieux de savoir comment les développeurs sont vus dans d’autres entreprises.

Photo by Tim Gouw on Unsplash

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